Depuis toute petite, (enfin à partir de 10 ans) je tiens un journal. Quand tu es petite tu aimes juste à raconter ta journée, et puis, tu grandis et le discours change.

Nous commençons à coucher sur le papier, nos envies, nos doutes, nos émotions envers telle ou telle situation, telle ou telle personne. Ces choses que nous ne comprenons pas nous-même.

Qu’est-ce que tout cela à avoir avec le dessin me diriez vous?

Simple, au bout d’un moment les mots ne suffisent plus.

Quelque fois je ne trouve pas les mots exacts face à mes sentiments…d’autres fois je veux juste mettre mes souvenirs ou mes rêves sur un support et ne pas les garder uniquement dans ma tête. Surtout lorsque c’est un moment si spécial, mais que je n’ai pas la photo adéquate.

A ce moment là, je dessine. Une image vaut milles mot, nous l’entendons souvent.

Pour ma part, je déssine plus souvent mes moments de détresses, ce sont les moments où les mots ne sortent vraiment pas, où tout s’embrouille dans ma tête. Bizarrement, dessiner m’apaise.

Cela parait tellement cliché, mais c’est tellement vrai. Une fois que je réussis à dessiner ne serait-ce qu’un bout de tout ce qui occupe mes pensées, tout me parait plus clair.

Et pourquoi je ne lâche plus le dessin?

Dessiner etait une obligation, aujourd’hui c’est mon meilleur ami.

Le dessin m’a appris la patience et la persévérance, deux choses indispensables que je n’ai pas pris la peine d’appliquer dans mon quotidien. J’ai encore un long chemin à faire en dessin tout comme avec mes autres projets, c’est pour cela que je m’arme de patience et de persévérance.

Le dessin m’aide à remettre mes idées en place dans les moments où je ne sais pas quoi faire, je dessine un peu, même si ce ne sont pas mes sentiments, mais tant que je prend mon crayon, mes pinceaux et ma peinture…Hop, j’y met un peu de mon temps et bizarrement le reste s’éclaire.

Cherchons au fond de nous notre « antidépresseur »

Je pense que pour chacun d’entre nous, une chose, ou plusieurs nous aident à nous sentir mieux dans nos moments les plus sombres, nous aident à nous exprimer dans les moments où on n’a plus les mots (sauf si vous êtes écrivain !). Il suffit de le trouver un peu. Le dessin ne fait vraiment partie de ma vie que depuis 5 ans, et n’est devenue mon « antidépresseur » que depuis 2 ans.

Tout ceci pour vous dire qu’il n’est jamais trop tard pour trouver une raison de se sentir mieux, il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie.